Eudémis de la vigne (Lobesia botrana)

Lobesia botrana, ou pyrale de la vigne, est un lépidoptère ravageur majeur des vignobles, en particulier en Europe, en Afrique du Nord et en Asie occidentale, bien qu’il ait également été signalé en Amérique du Nord.

L’adulte est un petit papillon de 6 à 8 mm de long, aux ailes antérieures brunâtres ornées de motifs sombres et aux ailes postérieures plus claires. Son cycle de vie comprend plusieurs stades : œuf, larve, nymphe et adulte, avec 2 à 4 générations par an selon le climat.

Selon la génération, les jeunes larves se nourrissent de fleurs ou de baies. Ce sont les larves de la dernière génération qui causent le plus de dégâts en perforant les baies, favorisant le développement de maladies fongiques comme le botrytis (pourriture grise).

Ce ravageur peut entraîner des pertes économiques importantes en affectant la qualité et la quantité de la production de vin. La lutte contre l’eudémis est basée sur des méthodes intégrées, comprenant la confusion sexuelle, des traitements biologiques (Bacillus thuringiensis) et des interventions chimiques précises pour limiter les populations et leur impact.

Le modèle

Le graphique du bas montre le vol actif des femelles. Au printemps, les larves sortent de diapause. Les premiers papillons émergent au printemps en fonction des températures et de la longueur du jour. L’intensité du vol et de l’accouplement est calculée sur la base des températures crépusculaires et est interrompue pendant les périodes de pluie. La confusion sexuelle (si elle est utilisée par le viticulteur) doit être installée avant le début du vol. Si vous piégez un papillon avant que le modèle ne prédise le début du vol, vous pouvez entrer un « biofix » dans les paramètres de votre station et saisir la date de début du vol.

Le graphique du milieu montre les pontes quotidiennes en jaune. Le vol des femelles pendant les soirées chaudes entraîne une ponte élevée. Le développement des œufs est ensuite calculé en fonction de la température. Le développement optimal se produit entre 25 et 30°C.

Le graphique supérieur montre les éclosions quotidiennes en noir (la ligne pointillée indique le nombre cumulé) ainsi que le nombre de larves de stade ‘L1’. Les autres stades larvaires (L2,3,4,5) ne sont pas modélisés car les larves sont protégées dans les glomérules (1ère génération) ou ont déjà pénétré dans les baies (2ème génération et suivantes) et sont donc moins accessibles. La plupart des insecticides « biologiques » sont efficaces sur les toutes premières larves du stade L1.